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Je fais partie d'une Coopérative d'Activités et d'Emplois : Oz

C’est quoi une Coopérative d’Activités et d’Emplois ?

Oz est une Coopérative d’Activités et d’Emploi (CAE) culturelle dédiée aux artistes, techniciens, professionnels des métiers culturels et créatifs dans les Pays de la Loire.

Une CAE accueille des porteurs de projet individuels sous un statut d'entrepreneur-salarié. Elle permet de se doter collectivement d'outils difficilement accessibles individuellement : comptabilité, paie, expertise juridique et sociale, et surtout une équipe en soutien au développement économique des projets.

Pour l’heure implantée à Angers, Nantes et Saint-Nazaire, elle a vocation à se développer sur l’ensemble des Pays de la Loire.

Les entrepreneurs de la coopérative proviennent de toutes filières artistiques, culturelles et créatives. Nous sommes plus de 80 !

À noter qu’il y aurait 155 CAE en France pour 11 500 entrepreneurs. Pas mal non ?

Source : https://www.les-cae.coop/cae-en-france-les-chiffres-cles

Comment ça marche ?

La Coopérative vise à permettre à chacun de devenir salarié associé de la coopérative et que chaque personne puisse vivre de son travail aller vers un emploi stable avec un salaire mensuel d’un montant régulier.

  • Comme un indépendant (autoentrepreneur, dirigeant de SARL, EURL, SAS, SASU…) chaque associé coopérateur doit se débrouiller pour créer son offre, prospecter, trouver ses clients, rédiger ses devis et produire….
  • À contrario :
    • Il n’a pas de comptable à embaucher pour faire ses déclarations Urssaf ou sa fiche de paie
    • Il a une protection sociale (santé, retraite, chômage) par défaut offerte par le statut salarié que lui offre la coopérative.
    • Pour le fonctionnement de la coopérative (équipe d’accompagnement et administrative…, locaux…), chaque coopérateur verse - chez nous - 12% de son chiffre d’affaire (9% au-delà des 50 000 € de C.A.).

Où en suis-je ?

Juin 2025 - Ça y est : Je suis devenu entrepreneur salarié associé !

Au 31 mai, j’ai mis suffisamment de côté pour pouvoir me salarier dans ma coopérative !

Je suis devenu entrepreneur salarié associé et j’ai pu me verser mon tout premier salaire de 2000 € nets tout rond. L’heure de tirer un premier bilan !

Juin 2024 - Mai 2025, en chiffres, c’est :

55 interventions avec 21 clients dont deux prestations ou plus chez 6 d’entre-eux. Et plus de 1 742 personnes sensibilisées au total.

Un chiffre d’affaires de 48 750 € du 1er juin 24 au 31 mai 25. Là-dedans :

  • 8 900 € de frais dont probablement 50-60% sur des frais de mission.
  • Environ 5 800 € de commission pour la coopérative
  • Soit un total restant d’environ 34 000 €, soit de quoi partir avec au moins 6 à 7 mois d’avance pour un salaire de 2 000 € nets !

C’est bien mais pour l’année à venir, pour tenir un 2000 € nets, c’est plutôt 55 à 60 000 € qu’il faudra aller chercher pour financer 12 mois d’activité. Parce que chaque mois, en cumulant :

  • Mon salaire net + mes cotisations salariales & patronales (3 680 €)
  • Les 12% de commission de la coopérative sur ce salaire (440 €)
  • Et environ 500 € de notes de frais

Ça nous donne 4 620 € par mois soit 55 440 € à produire. Et pour de vrai, c’est plutôt 2 500 € nets que j’aimerais vraiment viser idéalement d’ici 6 mois.

Suite à cela :

  • J’ai eu une seconde quinzaine de juillet assez calme niveau prestation, qui m’a permis de prospecter et de remettre un peu d’ordre dans mes idées. J’ai 7 prestations signées pour la rentrée et une douzaine en bonne voie de l’être.
  • Le mois d’août a été très léger côté prestations comme anticipé mais j’ai pu préparer des prestations vendues pour la rentrée en avance de phase et partir en vacances 🌞.

Les bons points de cette aventure à ce stade :

  • Le modèle juridique de la coopérative d’activité et d’emploi qui permet d’entreprendre “en mode 5 étoiles” avec le filet de sécurité financière.
  • Une activité qui m’a permis de faire la transition très rapidement entre ma précédente entreprise et la coopérative (moins de 3 mois !)
  • Alors que l’essentiel de mes grandes missions étaient en Île de France et en Suisse dans mon job précédent, j’ai quasiment exclusivement travaillé à l’échelle régionale cette année. C’était plaisant même si la vadrouille me manque un peu
  • Une commercialisation qui s’est finalement surtout faite au bouche à oreilles et à l’opportunité plutôt qu’à travers une tonne de prospection à froid
  • J’ai apprécié pouvoir tisser de nouveaux partenariats avec des proches de mon réseau et des nouveaux :

Les quelques irritants qui subsistent :

  • Une offre de service de mon côté qui n’est pas encore fortement structurée pour s’inscrire dans la durée chez les clients. Résultat :
    • J’ai fait beaucoup de prestations de sensibilisation d’une demi-journée à deux jours mais ne me suis pas inscrit dans la durée pour transformer les métiers dans les entreprises et ça me manque.
    • Un chiffre d’affaires composé donc de nombreuses petites prestations unitaires et donc difficile à développer à mon sens, là, où il m’est arrivé dans ma précédente entreprise, à travers 3 à 5 clients annuels, de produire un chiffre d’affaire entre 120 000 et 160 000 €.
  • Une certaine forme de solitude entre les prestations, d’autant plus que je travaillais essentiellement depuis la maison jusqu’à présent. Mais j’ai trouvé un espace de coworking pour la rentrée ! Affaire à suivre.
  • Le besoin permanent (et un peu usant) de continuer à me former sur l’IA où il y a des nouveautés à la pelle par jour ! Le risque étant d’y trouver une fuite en avant constante, là où je sens bien que les organisations ont besoin, certes de faire évoluer et optimiser leurs pratiques, mais pas 15 fois par semaine.
  • Une charte graphique pour l’instant inexistante et une marque que je ne valorise et assume que trop peu.

Et quelques interrogations sur la suite

  • C’est ma première expérience d’entreprise individuelle alors que jusqu’à présent, j’ai toujours aimé travailler pour quelque chose qui me dépasse / qui ne dépend pas uniquement de ma propre personne.
    J’avais trouvé cela dans ma précédente entreprise et chez les clients que j’accompagnais à long terme mais ça me manque aujourd’hui. Comment retrouver la flamme ? 🔥
  • Le modèle économique  :
  • L’offre de service : comment proposer d’autres choses également ?
    • Former au-delà de l’IA - sujet sur lequel j’ai décider de me concentrer pour l’instant mais j’aimerais élargir le spectre.
    • Me faire financer la conception de démonstrateurs… ?

Affaire à suivre donc !

🗃️[Archives] Décembre 2024 - Où en étais-je ?

Depuis juin 2024, je suis coopérateur dans le cadre d’un Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE - Voir détails sur service-public.fr ). Ce type de contrat offre 6 à 30 mois pour tester l’expérience.

Me concernant, pendant les 12 premiers mois - jusqu’à mi-mars 2025 - je bénéficie d’une allocation spécifique (Contrat de Sécurisation Professionnel) liée à mon licenciement économique, via France Travail qui représente presque l’équivalent de mon ancien salaire mensuel). Je peux ensuite bénéficier pendant 6 mois maximum d’une Allocation de Retour à l’Emploi.

Ce qui veut dire que toutes les prestations que je vais mener d’ici à ce que j’arrête ces allocations France Travail constitueront de la trésorerie pour moi mais je n’y toucherai pas .

En fonction de mes rentrées d’argent et des projections à venir, je vais décider, avec la Coopérative, du salaire que je souhaite me verser chaque mois. Par exemple :

  • Pour 2 000 € nets mensuels, en tenant compte des cotisations salariales/patronales que je dois financer, les frais divers et participation à la coopérative, compter environ un chiffre d’affaires annuel de 60 000 € à atteindre soit 5 000 € mensuels ou 6 000 € sur 10 mois (si on compte un mois off en été par exemple et un second mois léger entre le 15 décembre et le 15 janvier).
  • Pour 2 500 € nets mensuels, c’est plutôt un C.A annuel de 80 000 € à viser € soit 8 000 € mensuels sur 10 mois ou 6 666 € sur 12.

En fonction de ce salaire et des prestations clients que j’aurai fourni, je pourrai devenir salarié de la coopérative plus ou moins tôt une fois que j’aurai acquis l’équivalent d’une avance de 6 mois de trésorerie.

Et qu’est-ce que ça donne côté chiffres ?

Entre juin 2024 et décembre 2024, je suis parvenu à réaliser environ 16 000 € (HT) de prestations auprès de 11 clients facturés. C’est encourageant quand on se lance mais c’est peu vis à vis de mes prétentions salariales.

Les mois de juillet et août ont été relativement calmes et m’ont notamment permis d’approfondir ma maîtrise de divers outils dit “nocode” chez l’excellente équipe de http://contournement.io/.

Pour Janvier à Avril 2025, j’ai signé - au 5 mars 2025 - 20 300 € (HT) de prestation. C’est mieux mais il faut tenir le rythme !

Ce qui me plait là-dedans

Pas mal de choses en somme :

  • L’équilibre qu’offre ce modèle en termes de liberté/autonomie dans l’action et de protection dans le statut de salarié qui me plaît beaucoup car je tiens en particulier au modèle français offert par le salariat.
  • La possibilité de tester le fait de lancer une activité dans des conditions sécurisantes. J’ai bénéficié de 7 jours de formations bien utiles pour entrer dans le moule, rencontrer des pairs débutant·e·s comme expérimenté·e·s comprendre à structurer son offre, ses prix, identifier ses forces & faiblesses…
  • La capacité de rejoindre un nouveau collectif pour lequel je sais que je vais en tirer plein de choses en termes de liens, connaissances et compétences et qu’il va falloir que j’y mette du mien pour y trouver ma place et servir l’intérêt commun. L’intérêt de la coopérative c’est notamment d’inciter la collaboration entre coopérateurs pour des missions client.